Molière à Avignon

(Action culturelle et patrimoniale)

C’est en 1640, à Paris, que Jean-Baptiste Poquelin, âgé de 18 ans, fait la connaissance de Tiberio Fiorelli dit Scaramouche, comédien de la Commedia dell’arte. Il est fort probable qu’il reçoive des leçons de comédie de sa part lors de cette période. En 1642, la vocation théâtrale du futur Molière devient de plus en plus certaine. Il rencontre alors la comédienne Madeleine Béjart âgée de 24 ans. Elle est la protégée d’Esprit-Rémond seigneur de Modène, personnage d’importance de la ville d’Avignon dont elle aura une fille, Armande.

En 1643, ayant renoncé à la charge paternelle de tapissier du Roi, Jean-Baptiste Poquelin signe l’acte d’association de l’Illustre-Théâtre avec Madeleine Béjart, sa sœur Geneviève, son frère Joseph et cinq autres comédiens.

Molière se produira en représentations pendant 12 ans dans le sud de la France, de 1646 à 1658. Parmi les villes qu’il a traversées, nous pouvons citer, Pézenas, Montélimar, Vienne et surtout Avignon, ville dans laquelle il se rendra régulièrement, et Lyon, cité port d’attache de la troupe. En 1653, les comédiens seront hébergés par le prince de Conti, protecteur des comédiens, au château de La Grange des Prés.

Nous n’avons que peu de documents témoignant de la vie de Molière durant son passage à Avignon mais les haltes dans cette ville sont attestées par quelques archives. Avignon à cette époque, ville de première importance, accueillait de nombreuses troupes de comédiens. Cette affluence était telle que deux jeux de paume de la ville étaient équipés afin de produire des représentations théâtrales. Il en est ainsi de celui situé dans la rue de la Bouquerie qui appartenait au beau-père du peintre Nicolas Mignard. En 1648, Nicolas Mignard et son épouse en hériteront. Ils loueront le jeu de paume à un maître paumier en 1653. Dans le contrat de location, des clauses font références à la destination théâtrale du bâtiment.

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Porte de la maison de Nicolas Mignard

© Stéphane Jordan

Les documents d’archives précisent que Molière et sa troupe étaient présents à Avignon en 1655 et 1657. Ils ont certainement fréquenté cette ville avant ces dates car à cette époque-là, il semblerait que Nicolas Mignard et la troupe de Molière se connaissaient bien. Il est probable que Molière et le peintre se soient liés d’amitié dès 1652 lors des premiers voyages de l’Illustre Théâtre dans la région.

Nicolas Mignard réalisera un portrait de Molière en César, rôle que le comédien a joué dans la pièce de Corneille La Mort de Pompée. Ce tableau est aujourd’hui conservé dans le Foyer des artistes de la Comédie Française à Paris. Il a été acquis par la Comédie Française en 1868. Dans ce tableau, Molière porte une tunique bleue sous une cuirasse ornée d’une tête de lion. La chlamyde rouge est attachée à l’aide d’une fibule. Molière est couronné de lauriers. Il tient le bâton de commandement.

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Portrait de Molière dans le rôle de César

dans la pièce La Mort de Pompée de Corneille,

par Nicolas Mignard

© Collections Comédie-Française

On sait, par des écrits critiques conservés, que l’interprétation de Molière dans cette tragédie a été moquée dès 1663. Mais si ces critiques ont été amplifiées par les ennemis de Molière, on sait aujourd’hui qu’elles ont pour origine le comédien lui-même avec la complicité de Donneau de Visé, auteur du premier pamphlet contre Molière. Cette manœuvre avait pour but de créer une publicité autour de la troupe et de la pièce L’Ecole des Femmes jouée à cette époque.

A partir de 1656, le prince de Conti se tournera vers un mode de vie de dévot et cessera d’aider et de fréquenter les troupes de théâtre. A cela s’ajoutera une décision des Etats du Languedoc, contrôlés en majorité par les membres de l’Eglise, qui suspendront les aides financières aux comédiens. Cette décision fut prise à Béziers alors que Molière présentait sa pièce Le dépit amoureux. Cela l’incita à quitter cette ville pour rejoindre Avignon où la pièce continuera à être jouée.

En 1657, Molière rencontra le frère de Nicolas Mignard, Pierre Mignard. Celui-ci a, alors, acquis une réputation à l’échelle européenne. Ils devinrent de grands amis. Cette rencontre se déroula lors d’un passage du peintre chez son frère, alors qu’il revenait de Rome et se rendait à Paris. Il est possible que ce soit lors de cette halte que Pierre Mignard commença un portrait du comédien, conservé aujourd’hui au musée Condé à Chantilly.

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Portrait de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière

par Pierre Mignard (1658)

©RMN – Grand Palais (domaine de Chantilly) / Harry Bréjat


De par leur notoriété, les peintres Pierre Mignard et Nicolas Mignard resteront à Paris, ainsi que Molière qui connut dans la capitale un énorme succès.


Bibliographie :

FORESTIER Georges, Molière l’Avignonnais et ses amis, Mignard d’Avignon et Mignard le Romain, dans Cahiers Jean Vilar, N° 118, 2015, p. 4-9.

JURGENS Madeleine et MAXFIELD-MILLER Elizabeth, Cent Ans de recherches sur Molière, S.E.V.P.E.N., Archives Nationales, Paris, 1963.

MARCEL Adrien, Molière à Avignon, dans Mémoires de l’Académie de Vaucluse, Tome XXII, 1922, p. 19-37.

Rendez-vous au jardin

Les Dessous d’Avignon #1

(Action culturelle et patrimoniale)

Dans le cadre de Rendez vous au Jardin, manifestation culturelle nationale annulée pour l'instant, dont le thème était la transmission des savoirs, l'action culturelle et patrimoniale souhaitait proposer une exposition numérique.

2020 étant l'année de la bande dessiné, en travaillant à partir de la bande dessinée Les Dessous d'Avignon de Romain Lecocq aux Editions du Signe, elle a réalisé des focus sur certains personnages historiques ou lieux emblématiques de la ville. Ce projet entremêlera ainsi panneaux didactiques et fictionnels dessinés.

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Mystérieuse allégorie d’Avignon

(Les Archives municipales)

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Dessin allégorique d'Avignon. Dessin à l’encre, auteur inconnu. XVIe siècle. Cote AMA II345.

Utilisé comme visuel de l'exposition "Boëttes, registres, layettes : retrouver les archives de la Ville" présentée aux Archives municipales.


Les archivistes s’emploient à décrire précisément les documents qu’ils conservent, afin qu’on les identifie et qu’on les retrouve. À quoi bon, en effet, engranger des kilomètres linéaires d’archives, si l’on ne sait pas ce que l’on conserve et ce que l’on peut consulter ? L’inventaire d’archives, liste organisée de descriptions succinctes, est la « clé du trésor ». Sans inventaires, sans descriptions synthétiques, sans bases de données, la recherche serait bien hasardeuse, et très souvent infructueuse…

Mais il arrive que l’inventaire ne décrive pas tout, que l’archiviste n’ait pas tout identifié, que la légende du document ne soit pas encore rédigée. Il en était ainsi du dessin à l’encre présenté ici, référencé sous un intitulé « divers » dans l’inventaire des « petites archives ». Il s’agit d’une allégorie d'Avignon, c’est-à-dire une représentation symbolique de la ville. Figurant les remparts et le rocher des Doms, le blason de la ville avec ses trois clefs, la fleur de lys du royaume de France, le chapeau cardinalice (des cardinaux), les deux clefs et la tiare (couronne) du pape. Ce dessin du XVIe siècle symbolise ainsi les forces en présence à Avignon et les jeux de gouvernance de la cité. Réalisé à la plume dans une exécution qui ne permet pas d’affirmer une grande préparation, il pourrait même s’agir d’une esquisse rapide en vue d’une mise en forme plus aboutie. Le contexte de création de ce dessin, non signé isolé dans le fonds d’archives, parmi les « divers » du plan de classement (sous-série II), ne nous est pas connu.


Archives de la Ville – AL

Vous avez dit « cartulaire à chaîne » ?

(Les Archives municipales)

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Poursuivons la découverte de documents « essentiels » du fonds d’archives de la commune d’Avignon par un document à la fois beau, intéressant, symbolique et intrigant et (re)découvrons le cartulaire enchaîné exécuté par Collinet Lozeleti à la demande des syndics d’Avignon en 1423.

Un cartulaire est un recueil de copies de ses propres documents établi par un particulier, une abbaye, une cathédrale ou encore, comme ici, un conseil de ville. Il rassemble des transcriptions des titres relatifs à ses biens et à ses droits (propriétés, privilèges, droits). Le cartulaire peut aussi compiler des documents concernant son histoire ou son administration. Ces copies sont rassemblées sous forme de registre pour en assurer la conservation et en faciliter la consultation.

Le registre qui nous intéresse ici intrigue par son aspect et sa forme. Pourquoi des chaines ? Le fonds d’archives anciennes de la Ville d’Avignon compte plusieurs registres à chaines. Ces chaines témoignent de la fixation d’un document important, d’un document faisant référence commune, en un lieu de consultation ouvert. Elles sont le signe du caractère public de ce document, qu’elles protègent. Les clous et la robustesse de la couvrure sont eux aussi le signe que le cartulaire municipal présenté ici était destiné à un examen fréquent et qu’on l’avait conçu en considérant cet usage. Sa présentation soignée, ainsi que les lettrines et dessins présents sur les pages en parchemin rappelle la dimension hautement symbolique mais aussi documentaire d’un tel registre.


Archives de la Ville – AL –

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Cartulaire enchaîné de la Ville d’Avignon,

Exécuté par Collinet Lozeleti à la demande des syndics.

Registre in-folio, 145 feuillets en parchemin.

1423. Cote AMA AA1

Sites remarquables Avignon

(Place de l'Horloge)

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Fresque mise au jour rue Félicien David (Cliché Service d’archéologie du département de Vaucluse)




LE FORUM GALLO-ROMAIN D’AVIGNON


Les fouilles effectuées au XIXe siècle, sur la place de l’Horloge, ont permis de situer le forum antique

Lors de ces fouilles, au niveau des fondations de l’Hôtel de Ville, des portraits sculptés ont été mis au jour tel Drusus le jeune et peut-être Auguste ou Tibère. Des éléments d’architectures ont également été découverts, fragments de colonnes, de chapiteaux ou de corniches.

Au printemps 2017, rue Félicien David, une fresque romaine a été mise au jour contre le bâtiment de l’Hôtel de Ville. Cette fresque représente un Eros entouré de candélabres. Le décor de style pompéien de cette fresque permet de la dater du Ier siècle.


Sources : GIRARD Joseph : Evocation du Vieil Avignon, Les Editions de Minuit, 1958 ; COLLECTIF : Histoire d’Avignon, Edisud, 1979 ; CARRU Dominique, TALLAH Linda : Vaucluse – Avignon, Carpentras, Cavaillon, 84-4, Carte archéologique de la Gaule, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2015 ; Service d’archéologie du département de Vaucluse.

Visite de l'Hôtel Azémar

(Hôtel de Beaumont – Hôtel de Teste)

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Façade de l’Hôtel Azémar, rue de la croix (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)


Son Histoire

L’histoire de cet Hôtel est intimement liée à celle d’Avignon. Ses nombreux propriétaires, membres de l’Eglise, de l’administration municipale, de l’intelligentsia, ont tous contribué à l’évolution de ce lieu, et ont été les témoins des mutations des modes de vie de la société aristocratique avignonnaise. L’Hôtel Azémar apparait ainsi comme un magnifique exemple des styles et savoir-faire architecturaux et décoratifs du XVIIe au XXe siècle.

N° 9 et N° 11 de la rue de la Croix

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Façade de l’Hôtel Azémar, rue de la Croix (Cliché Etude patrimoniale – Hôtel de Beaumont, 2018)


L’Hôtel Azémar, dit de Beaumont ou encore de Teste, aujourd’hui situé aux n° 9 et n° 11 de la rue de la Croix, était originellement divisé en deux entités entre lesquelles s’ouvrait un passage menant à la chapelle de la Sainte Croix, attestée dès 1316, aujourd’hui disparue. La rue tire son nom de cette chapelle. Cette voie, qui s’est également appelée rue de la Bulle et rue Clément VI, se trouve dans le quartier des riches hôtels des XVIIe et XVIIIe siècles, à l’intérieur des remparts du XIIIe siècle. Habité par des gens d’église au XIVe siècle, le quartier devient laïc au cours de l’Ancien Régime.

Christophe de Beaumont, notaire, acquiert l’immeuble du n° 9 en 1604. A sa mort, Jacques de Beaumont, chanoine de Saint Pierre d’Avignon en hérite. Durant cette période, cet édifice aura, pour un temps, un locataire prestigieux. En effet, en 1618, le n° 9 de la rue de la Croix est loué à Armand-Jean du Plessis de Richelieu, évêque de Luçon, futur cardinal de Richelieu pendant son exil à Avignon. Il y vit accompagné de son frère Henri de Plessis et son beau-frère Vignerot de Pont-Courlay, du 15 mai 1618 au 7 mars 1619.

Son séjour à l’Hôtel Beaumont n’est que peu documenté, il y vit isolé, fréquentant hommes d’église et de lettres. Il occupe son temps à écrire, mais aurait toutefois participé à la cérémonie de la Délivrance des Pénitents noirs de la Miséricorde en 1618. Au cours de cette cérémonie, les membres de la confrérie gracient Pierre Guillermet, un jeune de Cavaillon, qui tua un homme suite à une querelle sur le pont Saint-Bénezet.

Richelieu est rappelé auprès de la reine-mère le 7 mars, achevant ainsi sa parenthèse avignonnaise.

A partir de 1665, la maison située au n° 11 appartient à Philippe de Bertrand de Pélicier, seigneur d’Eyrolles. Sa femme, Julie de Cavaillon en hérite à sa mort.

La réunion des deux immeubles est effective en 1685, lors de l’achat de la maison du n° 11 par la veuve de Michel de Ribières, Catherine de Tache.


Sa transformation en Hôtel particulier


Quand la famille Teste s’installe rue de la Croix en janvier 1740, les maisons du n° 9 et du n° 11 ont déjà été réunies par les précédents propriétaires. Le passage de la chapelle, alors privatisé, est unifié au moyen d’une voûte. Joseph de Teste, successeur de l’ancien propriétaire dans la charge de registrateur des bulles apostoliques, originaire du Piémont, docteur agrégé, consulteur du Saint-Office et coseigneur de Vénasque et Saint-Didier, entend donner aux lieux le caractère noble qui convient à son nouveau statut. Il initie des travaux de grande ampleur et ceci afin de créer un véritable hôtel, entre cour et jardin. L’ensemble que l’on voit aujourd’hui date de cette époque, le passage devenu inutile est supprimé et incorporé aux nouveaux bâtiments.

Les deux corps de logis, rue de la Croix, sont liés par une cour intérieure, l’escalier d’honneur desservant l’étage noble et l’escalier secondaire ou « petit escalier » menant aux niveaux réservés aux domestiques.

Le rez-de-chaussée était dédié au service d’une part, et aménagé en appartements côté jardin. Le premier étage était occupé par les appartements nobles, de la famille de Teste. Le second étage était destiné aux chambres des domestiques et à l’appartement du fils Teste côté jardin.

François-Joseph de Teste, propriétaire de l’hôtel, s’exile en Italie pendant la période révolutionnaire.

L’Hôtel de Beaumont reste dans la famille Teste jusqu’au milieu du XIXe siècle. Les époux Martin, négociants, achètent la maison en 1852. A partir de 1874, la propriété revient au docteur Lauriol, puis au docteur Cade en 1887. L’Hôtel de Beaumont entre finalement dans la famille Azémar à la fin du XIXe siècle.


Visite de l’Hôtel


La façade sur la rue de la Croix

La façade de l'hôtel Azémar, en pierres de taille, est rythmée sur neuf travées de fenêtres, sur trois niveaux. L’hôtel possède deux entrées principales et identiques. La façade sur rue est marquée par la sobriété de ses ornements.

Les niveaux se répartissent ainsi :

- Le rez-de-chaussée aux baies de dimensions modestes et aux encadrements simples est destiné à une fonction de service.

- Au premier étage, les encadrements en pierres de tailles moulurées des fenêtres, surmontées d'arcs en plein cintre, indiquent un étage à usage noble.

- Au dernier niveau, les encadrements en pierres de taille à arc surbaissé, de dimensions plus réduites correspondent à un étage à usage secondaire.

Certaines parties architecturales de l’Hôtel Azémar, par leur caractère remarquable, ont été classées au titre des monuments historiques en 1992. Sont concernés par ce classement :

- les façades et toitures sur rue,

- les façades sur cour intérieure et sur jardin,

- le sol et les murs du jardin,

- la fontaine adossée au mur du fond du jardin,

- le sol caladé de la cour intérieure,

- le grand escalier et sa rampe en fer forgé,

- le petit escalier et sa rampe en fer forgé,

- le grand salon au premier étage sur rue,

- le petit salon au premier étage sur rue,

- la chambre au premier étage sur rue,

- le petit cabinet du deuxième étage.


Le jardin et sa façade du XVIIIe siècle


Rompant avec la sobriété du bâtiment côté rue, un soin particulier est apporté à la façade côté jardin. La réalisation de la façade sur jardin pourrait être attribuée à Jean-Baptiste Franque ou l’un de ses proches contemporains.


Façade de l’Hôtel Azémar, côté jardin (Cliché Stéphane Jordan)

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Les arcs en plein cintre sont ornés de mascarons sculptés au rez-de-jardin.

La composition architecturale de la façade côté jardin, et notamment de ses ouvertures, disent beaucoup de la répartition des étages et de leurs usages. L’attention portée aux baies du rez-de-chaussée et du premier étage contraste avec l’étroitesse des fenêtres et la sobriété du deuxième étage, destiné au personnel.

Le buffet d’eau, au nord du jardin, répond au style architectural de la façade. La fontaine est ornée d’une représentation du Léviathan, finement sculptée et dominée par un entablement monumental, que soutiennent deux consoles décorées de guirlandes et d’ornements rappelant ceux de la façade de l’hôtel.

La présence d’eau au fond du jardin répond à un double usage, d’agrément de l’espace noble et d’abreuvoir pour les chevaux abrités par le corps de bâtiment contre lequel la fontaine est adossée, accessible par les doubles-portes entourant le buffet d’eau.


Le buffet d’eau et les deux portes latérales (Cliché Stéphane Jordan)

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Le buffet d’eau avec la fontaine sculptée en position centrale (Cliché Stéphane Jordan)

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Fontaine ornée du Léviathan (Cliché Stéphane Jordan)

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Mascaron surplombant la fontaine (Cliché Stéphane Jordan)

Le jardin devait avoir un tracé particulier, qui n’est malheureusement plus visible aujourd’hui. Mme Azémar était par ailleurs passionnée par l’art des jardins.


Visite de l’intérieur de l’Hôtel


Le rez-de-chaussée

Le sol de l’entrée et de l’espace sous verrière est composé de mosaïques, typiques des aménagements du début du XXe siècle. Les sols des salons donnant sur le jardin sont constitués de parquets modernes.


Sol mosaïqué et portes vitrées (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)

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Les boiseries et le plafond mouluré du salon vert datent du XIXe siècle et les radiateurs en fonte du début du XXe siècle.


La verrière est datée du XXe siècle. Elle recouvre une partie de l’espace de la cour d’origine qui permettait l’accès aux calèches.

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Le salon vert donnant sur le jardin (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)

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La verrière (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)

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La verrière et les portes ornées de vitraux (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)

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Portes ornées de vitraux (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon


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Porte vitrée (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)

La mosaïque, les vitraux et les menuiseries sont caractéristiques de la Belle Epoque.


L’escalier d’honneur

L’escalier se trouve à l’emplacement de l’ancienne cour intérieure et celui du n° 11 est situé sur l’ancien passage menant à la chapelle de la Sainte-Croix.

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L’escalier d’honneur (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)

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Le décor en trompe-l’œil de l’escalier (Cliché Stéphane Jordan)

Le décor peint du grand escalier, en trompe-l’œil, est daté du XIXe siècle, mais l’escalier ainsi que le garde-corps en fer forgé et la fontaine sculptée sont du XVIIIe siècle.


Premier étage (étage noble)

Cet étage est doté de riches décors, ses sols sont revêtus de tomettes en terre cuite ou de parquets à chevrons.


Salon de Teste

Le Grand salon du premier étage est réaménagé au XIXe siècle et les boiseries et parquets sont refaits à cette époque. Seules la cheminée et la glace à encadrement doré sont datées du XVIIIe siècle. Les miroirs au mercure de la même époque ont été remployés et intégrés aux boiseries et décors qui sont eux du XIXe siècle.

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Le salon de Teste (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)


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Le salon de Teste (Cliché Stéphane Jordan)


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Vue en perspective des accès aux deux salons et à la chambre

(Cliché Stéphane Jordan)

Salon XVIIIe


Le Plafond en bois de ce salon est un plafond à la française. Il s’agissait à l’origine d’une salle de réception.

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Le salon XVIIIe (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)

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Le plafond à la française (Cliché Stéphane Jordan)

La Chambre XVIIIe


Il s’agissait de la chambre principale, on peut voir au-dessus des portes et des trumeaux des peintures de paysages. Certains y voient des réalisations du peintre Joseph Vernet.


Les murs sont ornés de damas du XVIIIe siècle et le plafond mouluré a conservé ses décors d’origine.

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La chambre XVIIIe (Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)


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Peinture de paysage au-dessus d’une porte (Cliché Stéphane Jordan)


Les nouveaux projets pour l’Hôtel Azémar : la réunion du legs Azémar et du legs Taillandier


Le legs Azémar


L’Hôtel de Beaumont, entré dans la famille Azémar à la fin du XIXe siècle, devient propriété de Michèle Azémar en 1987.

Sans héritier, Madame Azémar lègue l’hôtel à la Ville d’Avignon, à la condition d’en faire un lieu culturel ouvert à tous et où son exceptionnelle collection de poupées serait présentée.

Celle-ci est composée de poupées de tous genres : avec tête en biscuit de porcelaine, tête celluloïd, en porcelaine de Limoges, en papier mâché, des poupées allemandes, françaises, russes, japonaises, folkloriques, Barbies, issues d’usines particulières telles que les poupées SFBJ ou poupées Heubach.

Le legs a été accepté par la Ville d’Avignon en 2017.

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Une partie de la collection de poupées de Madame Azémar

(Cliché photothèque de la Ville d’Avignon)

Le legs Taillandier


Yvon Taillandier, créateur et observateur de l’art du XXe siècle, est né à Paris en 1926. Peintre, sculpteur, écrivain reconnu et critique d’art, l’inventeur du « Taillandier Land » et précurseur de la figuration libre ou plutôt « libératrice », collectionne au cours de sa vie de nombreuses œuvres, de sa production et de ses amis, qui ne sont autres que Miró, De Staël, Prassinos, Calder Poliakoff, Bram Van Velde, …

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Yvon Taillandier (Cliché Philippe Bonan)

L’artiste qui passe ses dernières années à Avignon, avant de s’éteindre en mars 2018, laisse ainsi une riche collection de toiles, sculptures, mobiliers peints mais également de manuscrits et d’estampes. Sa veuve, Françoise Taillandier a choisi de les donner à la Ville « pour reconstituer l’aventure d’Yvon dans ce siècle ». La Ville d’Avignon a accepté ce nouveau legs en avril 2019.

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Œuvre d’Yvon Taillandier (Cliché Isabelle Dimondo)

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Œuvre d’Yvon Taillandier (Cliché Isabelle Dimondo)

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Œuvre d’Yvon Taillandier (Cliché Isabelle Dimondo)

Un projet pour l’Hôtel Azémar et la collection Taillandier


Dans le respect de ces legs, la Ville d’Avignon a imaginé un projet de reconversion permettant la création d’une nouvelle place culturelle dans un lieu remarquable.

Le projet de réaménagement de l’Hôtel Azémar entend accueillir et mettre en valeur les collections d’Yvon Taillandier et de Madame Azémar, d’ouvrir le jardin au public et de créer des espaces d’expositions temporaires.

L’objectif de cette opération est de diversifier l’offre culturelle avignonnaise, en faisant cohabiter à l’aide d’une scénographie originale des œuvres d’art contemporain, l’insolite collection de poupées et un patrimoine architectural d’exception.

La possibilité de proposer un espace boutique et un lieu de restauration est aussi à l’étude, ainsi que l’aménagement d’une partie des lieux en logements ou résidence d’artistes.

Visite des Bains Pommer



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Auguste-Claude Pommer


La grande aventure des Bains Pommer commence avec Auguste-Claude Pommer. A la fin du XIXe siècle, il est alors maitre-baigneur aux Bains de la Poste situés rue de la République. Il est chaudronnier de formation et ancien compagnon. En 1886, il se porte acquéreur d’un grand bâtiment constitué de trois ailes entourant un jardin. Un des intérêts de cette parcelle est qu’elle située sur le cours d’eau d’une sorguette.

En 1888, il charge l’entrepreneur Daruty de lui dresser les plans d’un établissement de bains. De par sa formation initiale, Auguste-Claude Pommer se chargera lui-même de la mise en place des installations de l’édifice. Tous les équipements seront de qualité, les baignoires en zinc, des petites dalles de terre cuite pour les sols, de la pierre de Fontvieille pour les murs, des rampes en fonte, du noyer et de carreaux en verre pour les cabines, des miroirs.

Les Bains Pommer se situent, à l’époque, dans un quartier en pleine mutation. Le percement de la grande rue Thiers vient d’être réalisé et donne une ambiance de vie très « parisienne ».


Les Grands Bains de la place Pie


C’est lors de la fête de l’Immaculée Conception, qui marque le début de la Foire de l’Hiver, le 8 décembre 1890, que l’inauguration des Bains Pommer a lieu. Les publicités de l’époque font référence aux « Grands Bains de la Place Pie ».

Les installations des bains sont à la pointe de la modernité de l’époque et 40 cabines individuelles, équipées de baignoires, sont proposées.

Une des grandes finalités de ce genre d’établissement est de proposer des prestations thérapeutiques à base d’eau sulfureuse, sous forme de bains ou de douches au jet. L’Hydrothérapie est en plein essor et est sensée guérir aussi bien le physique que le psychologique. Les espaces réservés pour ces soins sont localisés dans ce qui est appelé l’ « allée des sulfureux ».

Un puits artésien permet l’approvisionnement en eau, qui est chauffée par trois chaudières à charbon placées dans le local technique où sont réalisés le pompage et le stockage dans des réservoirs.

La salle principale est majestueuse et éclairée par une grande verrière équipée d’un velum. Les cabines sont distribuées tout autour. Un escalier permet d’accéder à l’étage où d’autres cabines sont disponibles. La montée est agrémentée d’une décoration constituée de trois grands vases en majolique. Nous sommes vraiment dans un style Belle Epoque.

Les clients à l’intérieur des bains attendaient leur tour, tout en discutant assis sur le grand pouf central agrémenté d’aspidistras en pots.

Un personnel important est aux petits soins des clients, s’occupant de remplir les baignoires, de fournir brosses, serviettes chaudes, savon et autres produits cosmétiques. Une clochette placée à l’entrée des cabines permet au personnel de répondre immédiatement à l’appel des clients.

Le temps d’occupation des cabines est limité à 40 mn et est rappelé par une inscription placée dans chacune d’entre elles.

La propreté de l’établissement était impeccable. Après chaque passage, la baignoire était récurée à l’aide de cendre de bois tamisée, récoltée chez les boulangers de la ville.

Ce lieu a connu un réel succès car l’hygiène à cette époque est primordiale et un grand nombre d’habitations appartenant aux familles bourgeoises de la ville ne possèdent pas encore de salles de bain ni d’eau courante.

Certaines figures célèbres avaient leurs habitudes, tel Frédéric Mistral qui prenait toujours la cabine N° 14.

Dans les années 30, le fils d’Auguste-Claude, Louis Pommer, effectue quelques transformations. Il crée des cabines de douches dans des couloirs annexes, couvre les murs des cabines de carreaux de céramique et remplace les baignoires en zinc par des baignoires en porcelaine. Les chaudières à charbon seront également remplacées par des chaudières à mazout.

En 1955, de nouveaux travaux vont être réalisés afin de proposer une dizaine de douches moins luxueuses et au tarif plus bas. Les soins à base d’eau sulfureuse seront supprimés et ces espaces dédiés remplacés par des douches.

Une nouvelle clientèle fera son apparition constituée d’ouvriers et d‘élèves. Ces bains deviendront alors plus populaires.

Elisabeth Pommer, l’arrière-petite-fille d’Auguste-Claude Pommer, connaitra les derniers temps des bains. La modernisation de la société et l’équipement des maisons en salles de bains va entrainer la désaffection de ces établissements par la population. Les Bains Pommer fermeront leurs portes en 1972. Au niveau du comptoir, les prix de l’époque sont toujours affichés : 3,20 francs pour un bain, 2,20 francs pour une douche. Les articles d’hygiènes y sont toujours disponibles ainsi que dans les vitrines, lames de rasoirs, lotions, savons…

En 1992, les Bains Pommer ont été classés au titre des Monuments Historiques. La Ville d’Avignon a acquis cet établissement en 2017.

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Et le pape acheta Avignon



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Il fut un temps où les villes et les territoires étaient vendus, achetés ou échangés, au gré des guerres, des délicatesses financières, des alliances et des mariages.

Au début du XIVe siècle, Avignon fait toujours partie du comté de Provence, dont Jeanne, reine de Naples, est aussi la comtesse. Accusée du meurtre de son premier mari et redoutant de perdre son royaume napolitain, elle vient négocier auprès du pape Clément VI à Avignon, où la papauté a élu domicile depuis 1309. Elle connait alors des difficultés financières. Jeanne vend la ville, son territoire, ses droits et ses revenus au Saint-Siège pour le prix de 80 000 florins d’or de Florence.

Les papes successifs resteront propriétaires d’Avignon bien après leur retour à Rome. Le rattachement définitif d’Avignon à la France intervient en effet seulement en 1791, en pleine période révolutionnaire.

Cet acte de vente date du 9 juin 1348. Le document, rédigé en latin médiéval sur parchemin roulé, porte les seings des notaires rédacteurs. Ces seings constituent des éléments d’authentification du document. La lettrine I, lettre initiale du premier mot du texte, qui commence par In nomine domini (invocation à Dieu), est particulièrement délicate.


Légende du document : Vente d’Avignon par la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence, à l’Église romaine. Acte de vente sur parchemin roulé. 9 juin 1348. Cote AMA Pintat1/9.

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Vidéo de l'exposition :

Folco de Baroncelli, le poème d'une vie

Généalogistes confinés ?

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NOUS indexons…

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Le contexte actuel amène les Archives de la Ville d’Avignon à mettre en place plus tôt que prévu un projet d’indexation collaborative (« crowdsourcing » pour les intimes).

Ce projet porte sur l’indexation des actes de l’état civil avignonnais (fin XVIIIe siècle et XIXe siècle). Les archivistes ont commencé le dépouillement des actes de naissance les plus récents dont ils disposent (années 1900) et s’emploient à remonter le temps.

Du temps, vous en avez justement en ce moment ? Vous avez envie de vous impliquer, à votre mesure, dans un travail commun qui sera utile à tous et à chacun ? Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste.

Contactez les Archives de la Ville par mail pour en savoir plus !

Rétrospective 2019

Le Palais du Roure vous propose un court retour en arrière pour vous souvenir de ce que vous y avez vécu en 2019

2 février : première "Crèche blanche" au Palais du Roure (crèche de la Chandeleur)

6 avril (jusqu’au 16 octobre) : emprunt de trois tableaux majeurs de Victor Leydet issus d'une collection privée (Mireille et Vincent, Ourias, lou gardian et Fenaison)

24 mai (jusqu’au 22 septembre) : prêt du Christ aux outrages, le chef d’œuvre d'Henry de Groux, au musée Félicien Rops de Namur (Belgique), pour l'exposition « Henry de Groux. Maître de la démesure »

15 juin : clôture de l'exposition Jeanne de Flandreysy, collectionneuse et mécène

21 septembre : ouverture de l'exposition Folco de Baroncelli, le poème d'une vie

21 septembre : lectures d’œuvres de Folco de Baroncelli en provençal, par Céline Magrini

Septembre à décembre : visites théâtralisées du Palais du Roure (Christophe Gorlier, comédien professionnel, incarnait Folco de Baroncelli faisant visiter l'hôtel de ses ancêtres -24 représentations)

12 octobre : diffusion des films Lou Marqués, Folco de Baroncelli et L’invention de la Camargue ou la véritable histoire du Marquis Folco de Baroncelli, en présence de l’un des réalisateurs, Vincent Froehly

9 novembre : Journée baroncellienne à Avignon (inauguration de plaque sur la maison où décéda Folco de Baroncelli, défilé de gardians et arlésiennes, diffusion du film L’histoire immortelle de Vincent de Luca sur la dynastie de manadier Baroncelli-Aubanel, conférence-débat, visites guidées, visites théâtralisées...)

3 décembre : ouverture du Cycle calendal (cette année, en l'honneur de Folco de Baroncelli, une crèche camarguaise était exposée, prêtée par la Confrérie des gardians de Saint-Georges)

4 décembre : présentation de l'autobiographie de Guy Bonnet à l’occasion de ses 40 ans de chanson provençale

14 décembre : lectures d’œuvres de Folco de Baroncelli en français, par Avignon bibliothèques

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Sites remarquables 1 Avignon Antique

Il semblerait que ce soit durant la période celte que la ville adopte son nom d’Avenio, qui pourrait venir de la langue ligure.

Grace aux fouilles archéologiques et les sources historiques, il est possible de dire qu’Avignon devait être une ville d’importance comparable à ses voisines comme Arles ou Nîmes.

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Plan de la cité gallo-romaine d’Avignon,

D’après les découvertes archéologiques faites dans la ville Plan réalisé par Dominique Carru (Le Rhône à Avignon. Données archéologiques dans Gallia, Tome 56, 1999, p. 109-120).


Les textes latins nous indiquent que la ville était la capitale du peuple des Cavares. Cet oppidum contrôlait la moyenne vallée du Rhône à la confluence avec la Durance. Marcien d’Héraclée (IVe – Ve siècle de notre ère) cite Avignon d’après un texte d’Artémidore d’Ephèse de la fin du IVe siècle avant J.-C. A cette époque, la ville dépend de Marseille avec laquelle elle fait du commerce. Des monnaies, drachmes et oboles, ont été retrouvées, imitant le monnayage de Massalia. D’après Pomponius Mela, Avignon est une des cités les plus opulentes de la province de Narbonnaise au Ier siècle après J.-C. Ce n’est pourtant qu’au IIe siècle après J.-C. qu’Avignon obtient le statut de colonie romaine par l’empereur Hadrien.


Bibliographie sommaire :

GIRARD Joseph : Evocation du Vieil Avignon, Les Editions de Minuit, 1958, 444 p.

COLLECTIF : Histoire d’Avignon, Edisud, 1979, 730 p.

CARRU Dominique, TALLAH Linda : Vaucluse – Avignon, Carpentras, Cavaillon, 84-4, Carte archéologique de la Gaule, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2015, 474 p.

Collecte d’archives de nos vies confinées

Le moment que nous sommes en train de traverser revêt un caractère historique inédit.


Isolés, parfois ultra-connectés, il nous amène à vivre une expérience exceptionnelle. Il marquera chacun d’entre nous. Un jour, cette période, sera regardée dans une perspective historique. Il nous appartient, collectivement, de lui faire de la place dans les Archives notamment pour les historiens de demain. Les Archives de la Ville d’Avignon lancent une collecte des traces de nos vies confinées : photographies, films, enregistrements sonores, récits, journal de bord, œuvres inspirées de cette mise en retrait du monde, objets symboles, etc. Les délais de communicabilité de ces archives très personnelles seront déterminés avec les donateurs, dans le respect du secret de la vie privée.

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Si vous souhaitez participer, vous pouvez écrire ici.

# Collecte # Confinement # Restezchezvous – 26/03/2020

[Légende de la photographie d’illustration :]

Contribution. Télétravail.

Photo Archives de la Ville d’Avignon – non cotée – A. Lecrès

Cuisine et dépendances – Collecte

de photographies d’intérieurs avignonnais

Lors de la Nuit des musées, initialement prévue mi-mai, reportée en raison de la pandémie de covid-19, les Archives municipales d’Avignon devaient ouvrir une nouvelle exposition temporaire sur les murs « retournés » de leur bâtiment.

L’ouverture de cette exposition, consacrée aux Intérieurs d'Avignon, est repoussée.

Mais sa thématique a une résonnance toute particulière dans le contexte actuel car votre chez-vous est, pour la plupart d’entre vous, un quotidien permanent pendant quelques semaines. Afin d’enrichir le projet d’exposition et de l’ancrer dans une histoire immédiate, les Archives de la Ville d’Avignon lancent une collecte de photographies d'intérieurs avignonnais.

Qu’il s’agisse de photographies d’intérieurs tirées de vos albums de famille et numérisées/photographiées ensuite, ou de photographies fraichement réalisées avec votre smartphone, ne vous censurez pas ! Écrivez-nous !

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# Collecte # Exposition – 26/03/2020


[Légende de la photographie d’illustration :]

Chambre d’une étudiante infirmière à Avignon, 1935.

Photo Elisabeth Ely – Archives de la Ville d’Avignon – 129Fi129


Déambuler dans les rues

des photographies anciennes d’Avignon

Le site Internet des Archives de la Ville d’Avignon regorge de trésors et de pépites souvent méconnues.

Nous sommes contraints de rester chez nous ? Évadons-nous en redécouvrant les rues de notre quartier à travers les photographies ou cartes postales anciennes, confortablement installé dans notre canapé, dans notre lit ou encore attablé à la cuisine (pendant que nous veillons sur la cuisson d’un énième gâteau).

Il suffit de saisir le nom de la rue et de lancer la recherche pour que les résultats s’affichent à l’écran. C’est ici !

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# Archivesenligne


[Légende de la carte postale d’illustration :]


Avenue Saint-Ruf au début du XXe siècle.


Carte postale Prévôt. Archives de la Ville d’Avignon – 20Fi1010 – Collection Bayard.